Jean Sarkosy

le député de l'Essonne Manuel Valls, sur i-Télé : "Je ne doute pas un seul instant que ce garçon ait du talent, mais il est le fils du président de la République, il est le fils de l'ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, et on sent bien qu'il y a une reprise en main du clan Sarkozy sur le département, sur le coffre-fort que représente le département le plus riche de notre pays."

M. Sarkozy accède ainsi aux commandes – sans rémunération ni avantage en nature – d'un établissement qui, fin 2008, réalisait un chiffre d'affaires d'1 milliard d'euros et dégageait 350 millions de bénéfices grâce à la commercialisation des mètres carrés de bureaux du quartier d'affaires.

Depuis la crise qui ralentit les investissements immobiliers, la Défense est menacée de déficit. Pour financer, notamment, les travaux d'aménagement, le gouvernement s'apprête à fondre dans un seul établissement l'EPAD et l'Epasa, l'établissement public d'Etat qui aménage les terrains de Nanterre depuis 2000. Alors que la Défense n'a plus guère de surfaces non bâties ou en friche, Nanterre possède encore une réserve de terrains propices à d'importantes opérations immobilières.


En devenant, au plus tard en mars 2010, le patron de ce nouvel établissement public, l'"Epadsa", Jean Sarkozy aura la haute main sur l'aménagement d'un périmètre de près de 800 hectares répartis sur Courbevoie, Puteaux, Nanterre et La Garenne-Colombes. Il se positionne à la tête du territoire le plus stratégique par son potentiel économique du futur Grand Paris, voulu par Nicolas Sarkozy.


On assiste au renforcement d'une "principauté locale par succession de père en fils grâce à des manœuvres de couloir", protestent les élus socialistes des quatre villes concernées par l'Epadsa. "Au-delà des questions d'aménagement, il s'agit bel et bien d'assurer la pérennité du clan et de verrouiller les organes de décision de tout le secteur", dénonce Patrick Jarry, le maire (PCF) de Nanterre.


"L'objectif aujourd'hui doit être de bâtir une cathédrale et non plus de se complaire dans des querelles de clocher", réplique Jean Sarkozy.


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