Parlez-vous "contemporain" ?

Mouvements

Art conceptuel : mouvement contestataire américain de la fin des années 1960 contre la prédominance de l'objet. Les oeuvres peuvent se limiter à de simples propositions, des définitions ou à des textes, dans une analyse linguistique.
L'idée prime sur l'objet,  à tel point que la réalisation concrète de l'oeuvre n'est même pas nécessaire. ( Joseph Beuys, John Cage, Dan Graham...)

Art minimal : mouvement américain apparu au début des années 1960, en réaction à l'expressionnisme abstrait. Les artistes rejettent tout art fondé sur l'illusionnisme de l'image et de la forme. Les formes sculpturales sont ainsi simplifiées au maximum, elles sont fabriquées industriellement et ne cherchent aucune définition en dehors de leur structure propre. ( Donald Judd, Carl André, Dan Flavin, Sol Lewitt...).

Art vidéo / Nouveaux médias : La vidéo comme moyen d'expression créatif est née au début des années 1960 et s'est considérablement développée ces 40 dernières années. Modifiant progressivement ses recherches et sa dénomination, elle emprunte à partir des 1980 l'expression internationale << Nouveaux Média >>. ( Nam June Paik, Bill Viola, Bruce Nauman, Dan Graham....)

Body Art, ou Art Corporel : ces deux appellations correspondent aux même types de pratique qui se manifestent partout dans le monde au milieu des années 1960. En 1968, Michel Journiac fonde l'Art Corporel. Le critique et théoricien François Pluchard donne cette définition : << Une multitude de pratiques utilisant le corps comme matériel et la photographie comme média (...), le corps est la donnée fondamentale du Body Art, simultanément chair socialisée et océan de déraison... >> ( Orlan Gina Pane, Vito Acconci, Marina Abramovic...)

Land Art : expression américaine crée en 1969 pour désigner une tendance de l'art contemporain apparue aux  États-Unis en 1967 et , par la suite, en Angleterre. Sortant des Ateliers, des musées et des galeries, les artistes interviennent directement dans, et avec, la nature. Le travail est donc réalisé directement sur place dans le milieu environnant.
L' Artiste en garde ensuite des traces ( photos, vidéos, documents dessiné) qui pourront être exposées en galerie ou dans les musées. ( Richard Long, Dennis Oppenheim, Hamish Fulton...).

Pop Art
: Ce terme est l'abréviation du terme anglais Popular Art ou art populaire Ce mouvement est né en Angleterre en 1955, mais se développe aux États-Unis dans les années 1960. Le sujet de l'oeuvre est en lien direct avec l'objet de consommation Il ouvre le monde de l'art sur le monde contemporain par l'utilisation d'images, provenant de la publicité, des affiches, des bandes dessinées, du cinéma ou des représentations populaires.
Andy Warhol (1928- 1987) est l'un des artistes Pop les plus célèbre.
( Roy Lichtentein, Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg, Jasper Johns...)

Postmodernisme :  depuis les années 1980, on parle de postmodernisme pour indiquer que la course à l'avant-gardisme semble avoir pris fin. Désormais, les artistes ne se regroupent plus dans un mouvement ou dans une école.
 
Surréalisme :  Ce terme créé par Apollinaire en 1917 précède le mouvement qui prend véritablement naissance en 1924, lors du manifeste surréaliste d'André Breton. Ce dernier le définit comme un << automatisme psychique. >>
L'inconscient, le rêve et les impulsions profondes sont mis a jour dans une activité créatrice qui dot rejeter tous les tabous. (André Masson, Juan miro, René Magritte, salvador Dali, max Ernst, Giacotti, Meret Oppenheim, Hans Bellmer...)

Petit lexique à l'usage...

Accrochage : c'est le moment où l'on suspend des tableaux aux tringles des cimaises. Aujourd'hui, le mot désigne plus spécifiquement l'installation des oeuvres dans l'espace d'exposition. L'accrochage est avant tout une mise en scène élaborée par le commissaire d'exposition.

Action : terme utilisé pour qualifier le geste de l'artiste et son implication physique. Acte à caractère quasi rituel, accompli la plupart du temps en public, souvent comme moyen de choquer. Ce type d'Art se développe sous l'appellation "happening", dans les années 1950-1960, et dérive en "performance" dans les années 1970. Les artistes qui effectuent des actions sont appelés "Actionnistes". Ils sont particulièrement actifs à Vienne, dans les années 1960.

Concept : Bien souvent dans l'art contemporain, c'est l'idée qui prime. L'artiste favorise le processus créatif sur le résultat visible.
<< Les idées peuvent être des oeuvres d'art. Elles s'enchaînent et finissent parfois par se matérialiser, mais toutes les idées n'ont pas besoin d'être matérialisées >> Sol le Witt, 1967.

Démarche : concept très utilisé dans le langage artistique contemporain. Il ne doit pas être compris seulement comme une manière de progresser vers un but, mais plutôt comme un processus incluant toute proposition artistique, de ses origines à sa fin, prenant en compte toutes les étapes successives de son élaboration.

Dispositif : Ce mot nomme l'agencement précis et ordonné par l'artiste de ses éléments hétéroclites qui figure dans une installation.

Documentaire : De très nombreux artistes contemporains ont une démarche documentaire dans le sens où ils traquent le réel pour l'interpréter et en chercher la vérité.

Environnement : Ce terme remonte aux années 1950 et qualifie les oeuvres en trois dimensions dans lesquelles le spectateur peut pénétrer. Les objets qui les composent sont disposés au sol, aux murs et même au plafond. Elles peuvent être aussi en plein air. L'espace réel est intégré dans le travail de l'artiste qui ne réalise plus une transposition de la réalité, mais part directement d'elle.

Happening :
Ce mot s'emploie quand il n'est plus possible de parler de sculpture pure, puisque les oeuvres dont il est question interviennent en relation avec le lieu dans lequel elles sont présentées. L'espace de l'exposition se trouve souvent intégré à l'oeuvre et l'oeuvre dépend de lui.

Image numérique : l'utilisation croissante de l'ordinateur donne à l'artiste la possibilité de traiter l'image grâce au langage informatique. Les photographies sont scannées et interprétées dans le langage mathématique de l'ordinateur.

Installation : la notion d'installation n'est pas éloignée de celle de l'environnement, elle en est même le prolongement historique puisqu'il est question aujourd'hui d'installation multimédia qui est une oeuvre en trois dimensions où se mélangent plusieurs médias tels la photographie, la vidéo, et le numérique.

Médium : à l'origine, ce terme qualifie le liant (liquide servant à détremper ou unir les pigments) utilisé en peinture. Aujourd'hui, son sens s'est élargi à l'ensemble des matériaux utilisés par l'artiste.

Néons, tubes et leds : s'ils proviennent tous du monde commercial, les néons, tubes et leds, ont développé une vraie légitimité dans l'art contemporain. Les artistes minimalistes des années 1970 et 1970 (Dan Flavin, Bruce Naumann, ...) ont été les premiers à reconnaître la qualité subliminale de la lumière.

Performance : c'est une pratique qui utilise plusieurs langages, artistiques ou non, où se rencontrent des éléments planifiés et d'autres, aléatoires. Le public en fait partie intégrante, l'oeuvre devient l'action elle-même.

Pièce : ce terme est plus couramment utilisé dans le vocabulaire de l'art contemporain que celui d'"oeuvre", mais il désigne la même chose : l'objet artistique. La pièce s'insère dans la production de l'artiste comme un maillon dans une chaîne ; elle intègre la notion de continuité du travail en relation avec le "work in process", où elle ne serait qu'une étape.

Photographie contemporaine
: la pratique de la photographie depuis une trentaine d'années s'est rapprochée du milieu des arts plastiques, au point de devenir l'un des domaines où sont abordées les problématiques artistiques les plus pertinents par rapport au monde actuel.

Ready made : cette appellation vient de Marcel Duchamp qui, dès 1914 fixe une roue de vélo sur un tabouret. Elle qualifie une pratique artistique qui va modifier le statut de l'objet ordinaire, puisque le simple choix qu'à fait l'artiste le transforme en objet industriel, créé en série, et fabriqué sans intervention de l'artiste, mais présenté comme une oeuvre d'art.

Work in progress ou Work in process : en français, "processus". Beaucoup d'artistes actuel considèrent leur travail comme "en cours d'élaboration", où chaque élément n'est qu'une étape intermédiaire et évolutive, reflet des articulations  et de la prolifération de la pensée. Il leur arrive de présenter au public les différentes étapes, ou même de l'arrêter à un moment " T " , tout en indiquant que le travail n'est pas achevé, mais qu'il est en mouvement.


Les temps forts

Biennale : exposition où les artistes sont la plupart du temps sélectionnés par un jury international. Elle se tient tous les 2 ans, et permet une reconnaissance internationale. La plus renommée est celle de Venise.

Fnac ( Fonds National d'Art Contemporain ) : l'acquisition et la diffusion d'oeuvres d'artistes vivants remontent à la révolution et à la naissance de la notion de patrimoine national où se met sur pied le principe de "Dépôt de l'Etat", qui est la réserve des oeuvres lui appartenant. Il accorde un budget pour encourager les talents naissants et secourir les artistes démunis. En 1976, il prend le nom que nous connaissons et s'installe en 1991 à la Défense.

Foire : manifestation à but commercial où les galeries d'art présentent dans les stands, soit une sélection d'oeuvres d'artistes qu'elles défendent, soit des expositions personnelles.

Frac ( Fonds Régionaux d'Art Contemporain ) : ce sont des institutions fiancées de moitié par les régions, mais aussi par le Ministère de la Culture. On en compte 22 en France. Leur mission est la m^me à l'échelle régionale que la Fnac.

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